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Salle de marchés

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Neurosciences. Ce livre va vous introduire aux neurosciences, un domaine de la biologie qui étudie le fonctionnement du cerveau. Celui-ci partira des bases, à savoir le fonctionnement des neurones et leurs interactions, avant de voir l'organisation générale du système nerveux, et enfin d'aborder comment le cerveau fait pour percevoir, . Les salles des marchés sont en général organisées en desks, ou tables, spécialisées par produits ou segment de marché (actions, taux courts, taux longs, options), qui partagent un large open space.. Dans la salle d'une banque d'investissement, un desk distingue en général: des traders dont le rôle est de proposer le meilleur prix possible aux .

Le calculateur électro-mécanique, puis électronique, lui permet de faire des calculs simples. Dans les années , si l'apparition de l' autocommutateur téléphonique privé permet de simplifier l'équipement téléphonique des opérateurs, en revanche, le développement des offres d'affichage d'informations financières conduit à multiplier les moniteurs vidéo sur leur poste de travail, chacun de ces matériels étant spécifique à son fournisseur de données.

Les données s'affichent en vert sur des écrans noirs et chaque mise à jour rafraichit la page entière. Telerate, Reuters , Bloomberg , Knight-Ridder [ 12 ] , Quotron, Bridge, Instinet sont les principaux acteurs du marché de l'information financière, plus ou moins spécialisés selon les compartiments, du monétaire, des changes, des titres, respectivement, pour les 3 premiers d'entre eux. Les traders jonglent désormais avec les claviers. Cette décennie qui voit se généraliser les salles des marchés est aussi celle du développement de la micro-informatique et des stations de travail.

À côté des terminaux vidéos, il faut donc encore trouver de la place pour un écran d' ordinateur. Si l'offre logicielle se développe pendant cette période, la salle des marchés souffre déjà d'un manque d' interopérabilité et d'intégration.

Non seulement les outils d'affichage vidéo sont éclatés et enfermés dans des boites propriétaires, mais le mode même de l'affichage la page s'affiche sur une requête préalable, et le temps de réponse peut être long n'est plus adapté à des marchés devenus très liquides et qui requièrent une prise de décision en quelques secondes.

Les traders attendent désormais, d'une part, une information qui arrive en temps réel, c'est-à-dire des cours qui se rafraichissent dans la page affichée sans intervention au clavier, d'autre part, que ces données soient récupérables dans leurs outils d'aide à la décision ou de tenue de position, et en particulier dans leur tableur. La révolution numérique, qui démarre dès la fin des années , est le catalyseur qui permet de satisfaire ces attentes.

Elle se traduit tout d'abord, au sein de la salle, par l'installation d'un système de distribution de données, un type de réseau local. En amont sont syndiqués les flux de différentes sources [ 14 ] , en aval sont arrosés les postes des traders. On appelle feed-handler le serveur qui acquiert les données de l'intégrateur et les transmet au système de distribution locale. Enfin, le serveur de page composite acquiert les données temps réel et les assemble selon les maquettes configurées selon les besoins de chaque trader.

Reste à installer sur chaque poste un logiciel d'acquisition et d'affichage, et d'analyse graphique, de ces données. Ce type d'outil permet généralement au trader d'assembler l'information pertinente en pages composites, comprenant un panneau de dépêches, donc en format textuel, glissant en temps réel de bas en haut, un panneau de cotation, par exemple les cours de change contre dollar américain , chaque cours passant quelques secondes en vidéo inversée chaque fois qu'il change de valeur, un panneau d'analyse technique, avec moyenne mobile , MACD , chandeliers ou autre indicateurs techniques, un autre affichant les cotations d'un même instrument par différents courtiers, etc.

Deux familles de progiciels appartiennent à cette nouvelle génération d'outils, l'une pour les plateformes Windows-NT, l'autre pour les plateformes Unix et VMS. Cependant Bloomberg et, sur le marché français, Fininfo , échappent à ce mouvement, préférant s'en tenir à un modèle de service bureau , chaque poste utilisateur étant asservi à une base de données et à des traitements centralisés.

L'approche de ces fournisseurs est d'enrichir leur système du maximum des besoins en fonctionnalités pour que la question de l'ouverture vers des tableurs ou systèmes tiers ne se pose plus. Par ailleurs, cette décennie voit l'irruption de la télévision dans la salle des marchés. Les déclarations de présidents de banque centrale sont désormais des événements très attendus, où le ton et la gestuelle sont décryptés. Le développement d' internet entraîne la chute du coût de l'information, y compris financière.

Il porte un coup dur aux intégrateurs qui, comme Reuters, ont engagé des investissements considérables les années précédentes pour délivrer des données de marché en masse et en temps réel, et enregistrent à la fois une vague de résiliation des abonnements aux données et une mévente de leurs logiciels de distribution ou d'affichage de données. D'autre part, les investissements des câblo-opérateurs aboutissent à une augmentation considérable de la capacité de transport de l'information.

Les établissements ayant plusieurs salles de marché dans le monde profitent de cette bande passante pour relier leurs sites étrangers à leur site national en un modèle en étoile. L'émergence d'outils de type Citrix accompagne cette évolution, puisqu'ils permettent à un utilisateur distant de se connecter vers un bureau virtuel d'où il a alors accès aux applications du siège, dans des conditions de confort analogues à celles d'un utilisateur local. Là où dix ans plus tôt une banque d'investissement devait déployer un logiciel salle des marchés par salle des marchés, elle peut dorénavant restreindre de tels investissements sur un site unique.

Et puisque l'architecture informatique se simplifie, se centralise, elle peut aussi s'externaliser. De fait, depuis quelques années, les principaux fournisseurs de technologie destinée aux salles de marché déclinent des offres d' hébergement. Dès la fin des années , les feuilles de calcul ont rapidement proliféré sur les postes des traders tandis que le chef de salle, lui, n'avait pas de vision consolidée des positions qui soit à la fois exacte et en temps réel.

L'hétérogénéité des règles de valorisation, la fragilité des feuilles de calcul susceptible d'entraîner des pertes de données critiques, les médiocres temps de réponse des PC pour assurer des calculs lourds, le manque de visibilité sur l'activité des traders, ont très vite suscité le besoin d'un système d'information partagé. Cependant, les établissements éprouvent d'autres besoins, selon que leur métier est le trading ou l'investissement.

Le premier type d'application dédiée aux risques à s'introduire dans une salle de marchés, à la fin des années , porte sur le contrôle global de limites d'engagement par contrepartie. Risk Exposure Management RXM [ 15 ] , développé par GE Information Services, et Global Limits Control System, commercialisé par Reuters, mettent à jour en temps réel les utilisations de limites de crédit et de règlement provenant des transactions négociées dans quelque salle des marchés que la banque ait dans le monde.

Ces applications ne traitent alors que les opérations de change et les prêts interbancaires, et imposent une saisie sur un poste dédié, mais elles incarnent une architecture informatique sophistiquée pour l'époque.

Bien qu'Infinity disparaisse, en , avec le rêve brisé du toolkit censé traiter toutes les innovations de l'ingénierie financière, les autres systèmes sont encore bien vivants dans les salles de marché. Ces produits ont généralement pour caractéristiques une architecture trois tiers , dont la partie back-end tourne sur une plateforme Unix, une base de données relationnelle Sybase ou Oracle , un mécanisme d'acquisition en temps réel de données distribuées par le système RMDS de Reuters, et une interface utilisateur graphique et écrite en anglais, puisque leurs clients sont des salles de marchés situées n'importe où dans le monde.

L'utilisation de ces fonctionnalités sera rendue obligatoire ultérieurement: Le téléphone, utilisé sur les marchés de gré à gré , est source de malentendus. Les deux parties s'étant mal comprises sur un des termes de la négociation, il est quelquefois trop tard pour redresser une opération quand la confirmation est reçue et révèle une anomalie.

Le premier marché à découvrir le trading électronique est le marché des changes. Reuters crée son Reuter Monitor Dealing Service en Les contreparties se repèrent par écran interposé et conviennent d'une transaction en mode vidéotex , où les données sont encore peu structurées. Son successeur, Dealing , porté sous Windows, est lancé en Cependant, ces outils souffrent généralement d'un manque de liquidité.

Contrairement à une prédiction maintes fois annoncée, le trading électronique n'a pas fait disparaitre le courtage traditionnel. Du reste, les opérateurs préfèrent panacher les deux modes: Pour les produits des marchés organisés, les processus sont différents: Les ordres sont ensuite exécutés partiellement ou en totalité, puis dépouillés, c'est-à-dire imputés sur le compte de chaque donneur d'ordre.

La multiplication des instruments traités et des circuits de transmission ont alors rendu nécessaire l'informatisation de ce carnet d'ordres. Les marchés organisés bourses et marchés à terme proposent chacun leur poste de saisie et transmission d'ordres, voire une interface de programmation, pour permettre à l'établissement de se connecter à partir d'un système de gestion d'ordres développé en interne. Dans le program trading , les ordres sont générés par un programme informatique, au lieu de procéder d'une décision d'un opérateur de marché.

On parle également de trading algorithmique. Il ne s'applique qu'aux marchés organisés, pour lesquels la transaction ne dépend pas d'une négociation avec une contrepartie en particulier. Une application classique du program trading consiste à générer des ordres d'achat ou de vente d'une action dès que son prix franchit un certain seuil, à la hausse ou à la baisse. Une vague de ventes sur prix stop a été ainsi largement incriminée, lors de la crise financière de , comme la cause de l'accélération de la chute des cours en bourse.

Depuis lors, cependant, le program trading n'a cessé de prendre de l'importance, notamment avec la multiplication des ETF , OPCVM répliquant un indice boursier , et le développement de la gestion structurée. De plus, une modification du poids des actions dans un indice, sous l'effet par exemple d'une augmentation de capital de l'une d'entre elles, nécessite de passer autant d'ordres d'achat ou de vente pour que la composition du fonds continue à refléter fidèlement celle de l'indice.

Si un programme permet de générer plus rapidement un gros volume d'ordres qu'un trader, il peut cependant nécessiter la surveillance d'un ingénieur financier, qui le cas échéant y apporte ses retouches.

La multiplicité des programmes de trading, dont certains appliquent les mêmes règles de gestion, amène leurs concepteurs à chercher un avantage compétitif grâce à la technique, en jouant sur la puissance des serveurs de flux boursier ou le multi-threading de façon à s'assurer que les ordres parviennent dans le carnet d'ordres central avant ceux des concurrents.

La réussite d'un algorithme peut ainsi se jouer au millième de seconde. Ce type de program trading, qu'on appelle généralement high-frequency trading , est cependant contraire au principe d'équité de traitement entre donneurs d'ordre, et plusieurs régulateurs envisagent de l'interdire [ 20 ].

Au retour d'exécution d'un ordre, le gérant d'OPCVM comme le trader d'une banque d'investissement doivent mettre à jour leurs positions. Cependant, le gérant n'a pas besoin de valoriser ses positions en temps réel: En revanche, il a besoin d'un contrôle de provision et d'une confrontation de son portefeuille à son benchmark , voire d'un traitement de rebalancing rééquilibrage , qui génère les ordres nécessaires pour que le portefeuille revienne à la composition de référence.

Une autre famille de progiciels, de gestion de portefeuille, assure ce type de besoins. La réglementation bancaire édicte, dans la plupart des pays, le principe d'indépendance entre front-office et back-office: Ces services doivent être rattachés à des directions indépendantes l'une de l'autre jusqu'au niveau le plus élevé possible dans la hiérarchie [ 21 ] , [ 22 ].

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Ainsi, une salle peut avoir à Paris des traders détachés par la filiale de New York et dont les horaires de travail sont décalés en conséquence. Wikibooks est géré par la Wikimedia Foundation, qui coordonne également les projets suivants, via Meta-wiki:.

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Elle se traduit tout d'abord, au sein de la salle, par l'installation d'un système de distribution de données, un type de réseau local.

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