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C'est le même sens qu'en mathématique. Une variable sert à stocker un nombre, du texte (chaîne de caractères), une date, un objet. Dans le latin de l'Antiquité, comme l'atteste une expression de Cicéron, il était possible de considérer que «chaque cité a sa religion [10]». En ce sens, une religion concerne traditions, coutumes et cultes d'un peuple particulier ou des citoyens d'une ville.

Les religions qui se mettent en place sont en un sens identifiées à des doctrines telles que le luthéranisme , le calvinisme , l' anabaptisme , le catholicisme ou l' orthodoxie , mais elles tendent aussi à correspondre à des nations, tel que l' anglicanisme , le gallicanisme , la religion des Turcs, etc. La naissance des religions a accompagné celle des États-Nations européens, elle a eu lieu sur fond de rivalités et de violences entre armées et entre partis religieux, et c'est dans les guerres que se sont construites ces réalités - les religions - qui font partie de ce par quoi s'organise le monde moderne.

Avec les guerres de religions , l'idée de tolérance a commencé à jouer un rôle important dans la réflexion sur la religion. Il s'agit d'abord, au sens littéral et médical du terme, de supporter un mal que l'on ne sait empêcher, ce mal étant la diversité des religions. La philosophie des Lumières élève toute une série de termes relativement anodins au rang de concept clé pour penser le monde et l'expérience humaine: Michel Despland estime qu'en France, les années - , correspondant à l'époque de la Restauration , ont été un moment fondateur dans l'émergence des sciences des religions et, par là, de la catégorie moderne de religion [ 41 ].

À leur suite, mais dans une perspective différente, Émile Durkheim , Max Weber , Georg Simmel ou Ernst Troeltsch , considérés comme les pères fondateurs de la sociologie, ont consacré de nombreux travaux à la religion posant les principes d'une étude se voulant à la fois neutre et critique des religions. Aujourd'hui, dans les sciences des religions, se posent la question de la façon dont la religion a été constituée comme objet d'étude.

Il semble qu'aucune définition ne convienne à tout ce qui est étudié comme religion ou tout ce que l'usage permet d'appeler religion [ 42 ]. Le religion et ses conséquences sont également banalisées au niveau du langage quotidien, le célèbre footballeur néerlandais Johan Cruyff ayant dit:. En Espagne, les 22 joueurs font le signe de croix avant d'entrer sur le terrain. Si ça marchait, tous les matchs devraient se terminer en résultat nul.

Ces disciplines se sont constituées comme sciences en prenant la religion pour objet. La religion n'a ainsi pas seulement été pour elles un objet parmi d'autres: La suggestion reste qu'il y aurait à découvrir une sorte d'unité dans la diversité ou un principe général dont procède la diversité. Marcel Mauss déclarait ainsi en Cependant, exclure qu'il y ait une essence de la religion au moment même où l'on affirme s'intéresser aux religions en leur existence historique ne règle pas le problème de la définition de la religion: Pour Jean Grondin la question de la définition de la religion reste celle de son essence nonobstant les préventions ou les incompréhensions dont ce mot peut être l'objet: On associe alors, de manière caricaturale, l'essence à une idée un peu platonicienne, intemporelle et d'une constance absolue.

Dans son Traité d'histoire des religions Mircea Eliade juge impossible de définir précisément la religion. Eliade prend acte de ces difficultés et laisse un caractère volontairement imprécis à la notion de sacré. Il reprend ainsi une thèse de Roger Caillois: Dès que l'on s'attache à préciser la nature, la modalité de cette opposition, on se heurte aux plus grands obstacles. Quelque élémentaire qu'elle soit, aucune formule n'est applicable à la complexité labyrinthique des faits [ 50 ].

Toutefois, l'idée d'une opposition systématique entre sacré et profane a aussi été contestée. Dôme du Rocher et Saint-Sépulcre au fond à droite , Jérusalem. Moine de confession jaïne à Ellora. Temple d'Or , Inde, sikhisme. La chapelle de Taizé , France. Hindou en prière face à une vache sacrée. La Kaaba à La Mecque. Parmi les problèmes soulevés concernant les définitions de la religion proposées dans les sciences humaines, il a été constaté qu'aucune définition ne s'applique à tout ce qui y est étudié comme étant de la religion ou une religion.

En un autre sens, le problème de la définition de l'objet des sciences des religions ne serait pas tant l'absence d'une définition qui convienne à toutes les religions que le trop grand nombre de définitions.

Le caractère européen ou occidental d'un concept que l'on voudrait universel pose aussi problème [ 54 ]. Ce qui est plus particulièrement en cause lorsque ce concept est jugé occidental est son caractère théologique et chrétien.

Le concept de religion renverrait nécessairement, en dernière analyse, à Dieu ou au surnaturel. Ceci pose problème à ceux qui y voient une croyance issue d'une religion particulière. La nécessité que le discours sur les religions soit non religieux fait partie des revendications qui s'entendent dans les sciences des religions. Cependant pour Jonathan Z. Smith , c'est déjà assez largement le cas, car la religion ne ferait pas bon ménage avec les tentatives de la saisir intellectuellement.

Il a aussi été relevé que les définitions existantes sont partiales. Les définitions proposées véhiculeraient ainsi des pensées supplémentaires indiquant plus ou moins subtilement ce qu'il faut en penser ou en faire. Michel Despland donne l'exemple extrême de la définition qu'avait proposé Salomon Reinach dans son Orpheus, Histoire générale des religions Les sciences des religions se sont constituées comme sciences au moment où elles affirmaient leur neutralité vis-à-vis des religions, mais la question de la neutralité des sciences des religions vis-à-vis de leur objet n'a pas cessé de poser problème.

Le terme religion sert à désigner, d'une part, des mouvements revendiquant une séparation ou une coupure avec la culture et la tradition des sociétés dont elles sont issues, et d'autre part, des traditions plurimillinéraires qui se confondent avec les cultures de l'humanité à l'échelle des civilisations et des continents. Il n'y a pas de consensus sur ce que sont ces grandes religions.

Nous devons y ajouter une sixième religion, le judaïsme: L'emploi du terme religion autant pour désigner des groupements communautaires aux contours assez bien définis que pour les grandes traditions religieuses de l'humanité, relève d'une indétermination quant au rapport entre la culture et ce que l'on appelle religion, problème auquel se sont attaqués différents chercheurs en sciences des religions.

Dans son livre La sainte ignorance, le temps de la religion sans culture , le sociologue Olivier Roy adopte une position diamétralement opposée à celle de Danièle Hervieu-Léger. Pourtant, la peine de mort y existe encore, et la criminalité y est importante. En particulier dans les sondages les personnes se disant très croyantes signalent plus souvent participer activement à des activités de bienfaisance, mais on mesure mal si cela est exact, exagéré, ou si les non-religieux sous-estiment leurs activités altruistes [ 66 ].

Des gens se disant religieux ont participé à de très nombreuses guerres et violences fratricides ou les ont cautionnées. Inversement, la religion semble aussi avoir généré des comportements individuels ou de petites communautés considérés comme exemplaires. Les croyances et les comportements religieux découragent-ils les comportements égoïstes ou criminels?

Des chercheurs ont tenté de répondre à cette question en étudiant les effets comportementaux des injonctions religieuses. Des réplications ultérieures de ces travaux ont abouti à des résultats similaires ou mitigés. Chez les délinquants, la religiosité ne semble pas non plus être un facteur prédictif du risque de récidive [ 68 ].

La sécularisation désigne la perte progressive d'importance des religions dans la vie des sociétés modernes. C'est en Europe occidentale et au Canada que le phénomène serait le plus avancé tandis qu'il gagnerait progressivement les autres sociétés.

Le monde irait ainsi, à plus ou moins long terme, vers une sortie de la religion ou une fin des religions. Certains phénomènes qualifiés de religieux semblent cependant contredire cette perspective. Ceux-ci ne sont pas homogènes. En rapport avec la thèse de la sécularisation, il est aujourd'hui question de retour du religieux pour des phénomènes divers et dont il est difficile de percevoir ce qui en ferait l'unité.

Depuis les années , le retour du religieux a ainsi été diagnostiqué dans le développement de ce que des sociologues appellent Nouveaux Mouvements Religieux NMR. Il peut être perçu dans la vitalité et la croissance des mouvements charismatiques pentecôtistes et évangéliques. Le retour du religieux pourrait se caractériser par une tendance au retour à la tradition, mais aussi, par le développement d'une forme de religiosité personnelle, dés-institutionnalisée et dérégulée.

Au niveau politique, il est question de retour du religieux à propos de l'influence qu'exercent des prédicateurs sur la vie politique américaine, pour la révolution islamique iranienne, pour la montée du fondamentalisme musulman ou encore, la montée du nationalisme hindou dans la vie politique indienne. Les constats qui permettraient de mesurer une sortie de la religion ou un retour du religieux sont difficiles à établir tandis que l'incertitude sur ce qu'est une religion joue fortement sur les arguments employés en faveur des idées de sortie ou de retour de la religion.

Pour Marcel Gauchet , la religion ne consiste par originellement à croire en Dieu, mais à estimer que la vie doit être gouvernée par ce que l'on croit savoir de Dieu. Ce savoir se présente toujours comme rationnel tant qu'il opère comme mode de gouvernement.

Elle est une imposture par définition, et c'est le cas de toutes les religions qui, selon Marcel Gauchet, se rapportent toutes à cet absolu. La fin ou la sortie de la religion n'est cependant pas la fin du religieux.

Celui-ci ne disparaît pas car le monde reste en rapport avec une transcendance qui en est l'origine ou le fondement. L'un et l'autre seraient très différents en ce que le retour du religieux serait une nouvelle forme de religiosité désinstitutionnalisée, tandis que le retour de la religion désignerait la reviviscence d'une religion inexorablement vouée à la disparition.

Ce qui s'apparente à un essor de la religion aujourd'hui serait de l'ordre d'états de déréliction intermédiaires des religions plutôt que l'avenir religieux de l'humanité. Le fait que les religions soient devenues des systèmes de croyance fait partie de ce processus: Le discours psychanalytique, en particulier lacanien, pourrait aussi, selon Marcel Gauchet, permettre d'envisager des réponses plus collectives. La lutte entre partisans en France d'un ordre de type séculier ou religieux sera vive voir Affaire des fiches jusqu'à ce que la Grande Guerre cimente l' Union sacrée.

Ce n'est qu'en qu'un drapeau tricolore sera admis dans une église en Vendée , où le souvenir des massacres de Westermann est encore vivace.

Lors de la deuxième guerre mondiale, Aragon témoigne dans La Rose et le réséda de la bonne entente dans la Résistance entre celui qui croyait au Ciel, celui qui n'y croyait pas. Dans l'après-guerre, un changement d'appréciation sur la valeur du progrès technique - déjà dénoncé par Edgar Quinet , puis Paul Valéry en leurs temps et repris Georges Bernanos s'est produit: La bombe atomique montre l'humanité capable de s'anéantir elle-même, alors que grandissent avec les Amis de la Terre , puis le Club de Rome les préoccupations environnementales.

Dans les écrits d' Hannah Arendt , il est question de crise de la culture, d'illusion du progrès, de perte de confiance en la raison.

Dans ce contexte, André Malraux évoquait avec plus d'éloquence que de précision les formes que pourrait ou devrait prendre un retour du religieux. Cette formule deviendra rapidement célèbre. Il la dénoncera par la suite, niant l'avoir prononcée:. Il a expliqué qu'il ne savait pas quelle forme cela prendrait: Mais de toute façon, pour lui, ou bien notre civilisation retrouverait un centre, une transcendance, un sens à la vie, ou bien on se ferait tous sauter en l'air puisque nous en avons maintenant les moyens techniques.

Elle suppose que les religions reculent à mesure que le monde développe ses connaissances, comme le supposait Auguste Comte dans sa loi des trois états. Paul Valéry développe ce point de vue qu'il présente prudemment comme celui de Stendhal. Il est presque inconcevable à l'incrédule qu'un homme instruit, calmement attentif, capable de s'abstraire de ses désirs ou de ses craintes imprécises ou qui ne leur attribue de signification qu'individuelle, organique et presque morbide , capable aussi de s'entretenir nettement avec soi-même, et de bien séparer les domaines et les valeurs, ne rejette pas aux légendes et aux fables tous ces récits de bizarres événements immémoriaux ou improbables qui sont essentiels à l'autorité de toute religion, ne s'avise de la fragilité des preuves et des raisonnements sur quoi les dogmes se fondent, ne s'étonne jusqu'à la négation, en constatant que des révélations, des avis d'importance littéralement infinie pour l'homme, lui soient offerts comme des énigmes dangereuses à la manière du Sphinx, avec de si faibles garanties et dans des formes si éloignées de celles qu'il a coutume d'exiger des choses vraies [ 78 ].

Selon ces thèses, un retour des religions serait une irrégularité locale dans un mouvement général de recul de la religion face au rationnel. La problématique du scientisme demeure néanmoins, celui-ci restant muet sur la question des valeurs.

Ainsi, les plans des camps de concentration nazis étaient, comme le rappelle le film La liste de Schindler , établis de façon parfaitement rationnelle. Selon Odon Vallet , cette perception est de plus statistiquement fausse excepté en Europe [ 79 ]: Les religions proposent cependant des valeurs fondamentales indépendantes en général des croyances - qui ont pour effet surtout de les légitimer , des progrès, un espoir, une fin, des motivations, un sens à la vie, que ne donne pas dans l'état actuel des connaissances la modernité concurrente.

Lorsque la modernité décevrait, la religion reviendrait. Elles semblent pouvoir expliquer à la fois le déclin d'institutions religieuses anciennes, la persistance d'une spiritualité individuelle et une permanence du religieux. Les individus prennent ce qui leur semble avoir du sens dans ces traditions et l'interprètent librement pour orienter les choix de leur vie.

Les religions traditionnelles et institutionnalisée s'effaceraient pour laisser place à un religieux dérégulé, les religions collectives et identitaires disparaîtraient au profit d'un religieux diffus et personnel [ 80 ]. Selon Danièle Hervieu-Léger, la prolifération des croyances, notamment dans l'occident chrétien, se traduit dans deux grandes figures individuelles du croyant, le pèlerin et le converti [ 81 ].

La perspective de la sécularisation et de la fin des religions a été plus radicalement remise en cause qu'elle ne l'est avec la thématique de la recomposition ou de la dérégulation du religieux.

Peter Berger y affirme que la théorie de la sécularisation, qu'il avait lui-même défendue auparavant, est globalement fausse lorsqu'elle prédit la fin des religions car la sécularisation entraîne une réaction religieuse sur des lignes conservatrices ou traditionalistes. Il y décrit le paradoxe de ce refoulement: Les idées de relativité culturelle ou de choc des civilisations ont en commun qu'elles supposent l'existence d'entités des cultures ou des civilisations qui se rapportent diversement à des religions envisagées comme des ensembles de croyances et de pratiques pour un groupe ou une société.

Les notions de culture , de société ou de civilisation sont entrées dans le langage moderne par la polémique sur la religion. Toutefois, elles n'ont pas de définition précise, pas plus que celle de religion. Le relativisme moderne permet de penser d'une part, que les croyances et les normes morales des différentes sociétés n'ont pas de fondement rationnel, et d'autre part qu'elles sont légitimes et respectables au sein du système de pensée où elles trouvent leur cohérence.

Dans ce contexte, les croyances ne peuvent être ni défendues à l'extérieur, ni critiquées de l'extérieur. Raymond Boudon réagit à ce genre de positions en écrivant: En un sens plus restrictif le relativisme consiste à tenir qu'il n'y a de vérité qu'à l'intérieur d'un système de pensée ou d'une culture donnée, la vérité d'une culture n'étant pas accessible à une autre. Raymond Boudon propose de voir dans ces deux façons de considérer le relativisme un bon et un mauvais relativisme: Le mauvais en a conclu que les représentations, les normes et les valeurs sont dépourvues de fondement: Ce que Montaigne aurait permis de comprendre est que: Avec ce qu'il est convenu d'appeler la guillotine de Hume , David Hume aurait fourni l'un des arguments essentiels du relativisme moderne: L'idée est que l'on ne peut déduire logiquement des normes de propositions qui ne soient pas elles-mêmes des normes.

En d'autres termes, les principes moraux indiquant ce qu'il faut faire ou ne pas faire ne se déduisent pas uniquement de l'observation de faits, mais toujours d'autres principes moraux. C'est dans le sillage des travaux sur les religions des sociologues allemands Georg Simmel [ 88 ] et Ernst Troeltsch que se sont ensuite développées les théories sociologiques ou théologiques qualifiées de relativistes sur les religions.

Son relativisme est plutôt un diagnostic qu'il pose sur la pensée de son temps sur les religions et sur l'histoire des religions, problème qu'il cherche à dépasser tout en consolidant néanmoins par ses analyses la possibilité de décrire et d'expliquer une forme d'incommunicabilité entre cultures ou religions.

Inscription de la synagogue de Cochin en Inde. Statue bouddhiste hellénistique, un art au confluent du bouddhisme et de la tradition artistique de la Grèce antique. Sommet de la stèle nestorienne de Xi'an, Chine.

Hulagu Khan et son épouse tenant la croix. Il conquiert Bagdad en où il instaure pour une trentaine d'années la politique de tolérance religieuse des Mongols , sans jamais se déclarer d'aucune religion. La mosquée bleue , construite sur le modèle de la basilique Sainte-Sophie au fond. Débat entre moines au Tibet.

Un exercice codifié qui a ses origines dans les débats entre écoles bouddhistes et avec des non-bouddhistes. Dans Postmodernism, reason and religion , Ernest Gellner critiquait ceux qui s'attachent à des croyances religieuses autant que ceux qui sans vraiment y croire leur donnent de la légitimité par leur discours relativiste et postmoderne. Il analyse la situation actuelle en proposant de penser qu'il y a non pas seulement une alternative entre modernité et postmodernité, entre religion et science ou entre conservatisme et progressisme tel que l'on pensait habituellement selon des clivages binaires mais que les débats jouent sur trois positions: Pour sa part Jacques Bouveresse envisage trois positions qui ne se disent pas tout à fait de la même manière: L'auteur considère que l'on ne peut osciller indéfiniment entre ces trois attitudes.

Il attaque les intellectuels qui, tout en se disant incroyants, se posent en défenseurs de la religion au nom de choses comme le besoin de sacré et de transcendance, ou le fait que le lien social ne peut être, en dernier analyse, que de nature religieuse. Pour Jacques Bouveresse , le principal danger en matière de religions viendrait aujourd'hui de discours qui ne donnent de légitimité qu'à une religion sans raison ou une foi sans intelligence.

Ce danger ne viendrait pas tant des religions elles-mêmes que d'un milieu universitaire, par ailleurs complètement affranchi de tout contrôle des religions. Et il s'oppose à ceux qui, notamment dans le domaine des sciences des religions , assurent une légitimité a priori à toutes les croyances.

Paul Veyne dans Les Grecs ont-il cru à leur mythes? Il conclut son essai en écrivant: Pour Paul Veynes, les Grecs avaient raison de croire en leurs mythes. Platon ou Aristote y croyaient en s'assurant de tout ce dont il était pour eux possible de s'assurer selon une raison qu'ils ont, semble-t-il, fort bien déployée. Ils retranchaient des mythes ce qui devait être tenu pour invraisemblable, participant ainsi, par amendements et corrections, à la production de mythes crédibles.

De même, aujourd'hui, nous faisons des sciences pour savoir les mythes qu'il faut croire. Paul Veyne propose donc que l'on abandonne les projets de critique des idéologies comme l'habitude de dénoncer le faux au nom d'un vrai, puisque le vrai est de toute façon l'assentiment que l'on donne en ce que l'on croit selon les raisons que l'on a d'y croire.

Il suffit de s'intéresser à ce qui est intéressant tout en considérant n'y a ni vrai ni faux, et il déclare à ce sujet: Jacques Bouveresse estime pour sa part que l'on ne renonce jamais sérieusement à la valeur du vrai. Jacques Bouveresse, dénonce cette idée, et il considère qu'il y a tout lieu de s'attendre à ce que la décision de cesser complètement de se préoccuper de vérités et de la fausseté soit plus souvent répétée et proclamée comme slogan que supposée devoir être comprise sérieusement et appliquée concrètement [ 92 ].

Les sciences des religions ont été l'objet de nombreuses critiques ces dernières années tant de l'intérieur que de l'extérieur. Dans ce contexte quelques propositions qui prennent actes des problèmes soulevés ont été faites sur la façon dont pourraient se poursuivre des études scolaires et universitaires de la religion et des religions.

L'expression se trouve ainsi dans Les formes élémentaires de la vie religieuse de Émile Durkheim paru en , puis chez d'autres auteurs, par exemple chez Mircea Eliade en [ 94 ]. Elle a commencé à être remarquée comme titre d'un livre de Jean Delumeau en Ce livre donne la parole à divers religieux qui parlent de leur propre religion. Si l'on ne sait pas expliquer pourquoi ces faits sont dits religieux, ils ne peuvent pas non plus être niés ou ignorés sous prétexte qu'ils sont dits religieux.

L'émergence du thème des faits religieux et son enseignement est d'abord une affaire française, liée à la recherche universitaire sur les religions, mais aussi à la question de l'enseignement scolaire et de la laïcité. Il ne s'agit pas d'une définition mais d'une façon de qualifier en langue française les approches scientifiques des phénomènes religieux. En parlant d' enseignement du fait religieux , il parait plus clair qu'il ne s'agit pas de catéchèse [ 99 ].

Sacrifice d'un marcassin en Grèce Antique. Des sacrifices sont effectuées dans de nombreuses religions mais ils n'ont pas partout la même signification ni le même but. Moïse présentant les tables de la Loi. D'après un récit du livre de l'Exode qui parle de la révélation et du respect de la loi de Dieu. Il existe peu d'images dans l'islam à cause d'un interdit visant à prévenir l'idolâtrie. Sur cette image, le visage de Mahomet n'est pas figuré. L'inspiration de saint Matthieu , Le Caravage , Rome Matthieu écrit l'évangile sous la dictée d'un ange placé dans un drapé qui a la forme d'un cerveau.

Un visage voilé figure une forme de connaissance qui serait celle de la foi. L'Angélus , , Jean-François Millet. Prière marquant un temps de la journée au milieu des autres activités, le matin, le midi ou le soir. Le Penseur de Rodin. Sculpture créée vers pour le sommet de La Porte de l'enfer.

Claude Monet , La cathédrale de Rouen. Statue de Bahubali , saint jaïn , le plus grand monolithique au monde. Temple hindou de Khajuraho , dédié à Shiva.

En mettant au jour la grande diversité de ces conceptions, leurs travaux ont contribué à démanteler davantage ce qui pouvait, il y a encore quelque temps, paraître pouvoir servir de théorie générale de la religion ou des religions. Mais dans le même temps ils montrent les articulations ou les transitions entre des conceptions possibles, successives ou concurrentes, ce en quoi ils permettent d'envisager la reconstruction d'autres théories.

Avec les travaux de ces chercheurs, quelques éclaircissements semblent pouvoir être apportés sur ce que l'on appelle le concept ou la notion de religion. Il est au moins possible d'affirmer que l'idée selon laquelle il y aurait une essence ou une nature commune à toutes les religions est progressivement apparue à l'époque moderne. Ceci n'exclut pas que l'idée moderne de religion ait des précédents et des racines dans ce qui précède.

Mais le christianisme devra alors aussi être relu selon une approche large et différenciée, et non seulement à partir des formes confessionnelles nées avec les temps modernes. Lorsqu'il est question d'approche généalogique chez Pierre Gisel , il s'agit d'une généalogie des idées de religion et non pas des idées religieuses ou des religions elles-mêmes. En effet, l' histoire des religions , des croyances ou des idées religieuses relève d'une conception de la religion que l'on suppose valable pour tout ce qu'il est possible d'appeler religion dans l'histoire, tandis que l'histoire des idées montre que la religion se conçoit de façons différentes selon les époques, les lieux et les auteurs.

Tandis que l'approche généalogique du concept de religion porte sur les idées de religion, la théorie des airs de famille porte sur les religions elles-mêmes. L'une et l'autre ne sont pas sans rapport car elles prennent toutes deux actes de la multiplicité des façons de concevoir ce qu'est une religion.

Selon Jean-Marc Tétaz et Pierre Gisel , le problème concernant la définition du concept de religion est que l'on cherche parmi les différentes conceptions possibles de la religion laquelle pourrait être exemplaire ou normative, ou, à défaut, s'il est possible d'en trouver une qui les comprenne toutes. La théorie des airs de famille est une transposition au domaine de l'étude des religions d'une théorie épistémologique de Wittegenstein.

Il s'agit d'expliquer que l'on désigne une multitude de choses comme une seule alors qu'il est impossible de donner une définition qui convienne à chacune de ces choses prises séparément. L'exemple classique pour expliquer cette théorie est celui du jeu qui avait été donné par Wittgenstein lui-même. Il existe toutes sortes de jeux, des jeux de mots, de mains, de société, d'enfants, d'argent, des jeux olympiques, etc.

Pour la religion, c'est la même chose [ ]. Étant admis qu'il n'y a pas une définition de la religion valable pour tout ce que l'usage a permis et permet aujourd'hui de comprendre comme des religions, le chercheur commence par n'importe quel cas singulier de religion, car il faut bien commencer quelque part.

Il voit ensuite comment il peut passer de proche en proche vers les autres cas. Un pluralisme religieux est un système politique capable de reconnaître et d'organiser la coexistence de choses telles que le bouddhisme, le christianisme ou l'islam. Ces pluralismes, qu'ils soient du monde musulman, de l'Inde ou de la Chine sont par certains aspects plus anciens que le pluralisme religieux européens et fonctionnent toujours aujourd'hui tout en ayant évolué sous l'influence des conceptions religieuses occidentales [ ].

Selon Vincent Goossaert, la mise en opposition de ces deux notions a introduit dans le paysage religieux chinois une distinction inconnue jusque-là. Cette opposition a d'abord conduit à renvoyer du côté de la superstition de nombreux éléments de la culture traditionnelle chinoise, tandis que depuis , le gouvernement Chinois reconnaît cinq religions officielles: Si depuis les années la politique religieuse de la Chine est plus souple, notamment vis-à-vis des groupes religieux qui n'entrent pas dans le cadre des cinq religions officielles, la liberté religieuse y reste la possibilité de pratiquer un culte dans le cadre établi par l'État et l'éventualité que ce qui n'y entre pas ne soit pas réprimé.

Cette inventions des religions moderne en Chine a eu lieu dans un contexte culturel capable de le recevoir mais qui en a été profondément transformé et qui reste marqué par une longue tradition de reconnaissance de religions d'un autre ordre que ce qui se conçoit comme des religions dans la modernité occidentale. Les interdictions étaient plutôt rares et brutales. Sur ces trois enseignements, seul le bouddhisme et le taoïsme sont officiellement reconnus comme des religions aujourd'hui en Chine.

L'attitude du gouvernement qui hier combattait le confucianisme et aujourd'hui le valorise, confirme cette dimension du confucianisme [ ]. D'autre part, les trois enseignements traditionnels n'avaient pas le statut de religions distinctes. Les Occidentaux qui voient dans les temples chinois les statues des trois maîtres que sont Laozi, Confucius et Bouddha parlent de syncrétisme parce qu'ils envisagent ces enseignements comme des religions distinctes, mais cette idée est loin d'être une évidence dans la tradition chinoise.

Plutôt que de parler des religions chinoises en distinguant uniquement trois courants traditionnels, comme s'il s'agissait de confessions distinctes au sens où l'on parle de religions en Occident, il semble possible d'envisager la religion en Chine comme un ensemble organique de doctrines et de communautés qui présente une certaine cohérences d'ensemble et qui a un socle commun dans les trois enseignements.

Pour autant, ni la religion populaire, ni les trois enseignements ne se comptent comme des religions telles que celles requérant une adhésion exclusive. Le sous-continent indien possède un ensemble de traditions religieuses que l'on désigne aujourd'hui par le terme générique d'hindouisme. Outre l'hindouisme, ce pays compte de nombreuses religions. Des communautés juives et chrétiennes sont présentes en Inde depuis l'Antiquité, de même que le mazdéisme et le zoroastrisme venus de Perse.

Enfin, à l'époque moderne et encore aujourd'hui, se développe en Inde une multitude de courants philosophico-théologiques, de religions ou de sectes qui empruntent aux traditions religieuses antérieures ou se forme autour de gourous attirant des adeptes en Inde autant qu'à l'étranger.

Bien que l'hindouisme paraissent beaucoup plus ancien que l'islam, la configuration actuelle de l'hindouisme doit beaucoup à ses reformulations modernes dans un rapport d'opposition mimétique à l'islam [ ].

La domination moghole sur le nord de l'Inde s'était traduite par la mise en place du système de la dhimma , originellement formé pour régler le statut des juifs et des chrétiens dans la société islamique, et adapté pour donner aux populations hindoues, chrétiennes, ou jaïn le statut de dhimmi.

Mais ses successeurs sont revenus à la forme hiérarchique du système de la dhimma qui accorde aux musulmans des droits bien plus avantageux qu'aux autres.

L'hindouisme a lui aussi promu une forme de pluralisme religieux hiérarchisé. Avec leurs différences et leurs convergences, ces deux modèles hindou et musulman de pluralisme religieux tendent à consolider une structure communautariste de la société, chacun existant socialement par son appartenance au groupe, à la religion ou à la caste dans laquelle il naît.

Cette appartenance communautaire détermine largement la vie des individus, leur profession, leur mariage, le lieu où ils peuvent vivre, etc [ ]. L'apport britannique à ce système est la codification et la systématisation de sa dimension juridique.

Pour ce faire, des universitaires britanniques ont entrepris d'étudier des textes anciens hindous et musulmans.

L'islam indien possède une tradition juridique largement documentée et assez unifiée sur laquelle il a été possible de s'appuyer pour proposer une version codifiée d'anciens textes de la charia. Pour les hindous ce sont les traités sur le dharma qui furent considérés comme la source du droit communautaire.

Ces textes, produits dans la caste brahmane, ne manifestent pas une doctrine unifiée, mais l'effort de compréhension d'un système juridique de l'hindouisme sous pression des colons britannique a favorisé et légitimé une version brahmanique de l'hindouisme comme étant l'hindouisme orthodoxe, renforçant ainsi la domination de la caste brahmane sur l'ensemble de la société et l'appartenance des individus à leur jâti ou caste [ ].

Aujourd'hui l'Inde reste en tension entre le modèle du droit communautaire hérité de l'histoire, et celui d'un régime politique laïque voulu par la constitution de Bien que cette constitution mette l'individu au centre de ses préoccupations et prévoie que la loi générale est valable pour tous, elle maintient aussi un système de droits communautaires, notamment pour les hindous et les musulmans qui peuvent s'en réclamer pour ce qui concerne la famille et les institutions religieuses [ ].

Son usage a commencé à se répandre à la suite de la publication par Monier-Williams de Hinduism en [ ]. Dans la mesure où il s'agirait d'abord d'une création d'universitaires britanniques, la notion d'hindouisme peut être vue comme exogène à l'Inde et, par là, inadéquate à la réalité envisagée sous ce terme. Cependant la considération de l'hindouisme comme d'une religion propre à l'Inde est aujourd'hui l'un des principaux ressorts d'un nationalisme hindou dans lequel est défendu le caractère parfaitement autochtone de ce qui se conçoit comme l'hindouisme.

Elle prend naissance dans la confrontation de la société traditionnelle et autochtone indienne à l'islam. L'étude de l'hindouisme est ainsi d'abord passé par celle des anciens textes sanskrits.

Celles-ci se répartissent en deux catégories d'ouvrages: La Shruti rassemble les Védas rédigés entre et av. Les Védas portent sur la nature divine, l'homme, le monde et leurs rapports. Les Brahmanas sont des textes philosophiques développant les intuitions fondamentales des Védas , tandis que dans leur prolongement les Upanishads sont tenus pour être l'expression la plus parfaite de la révélation divine [ ].

La Smriti est un ensemble d'écritures secondaires par rapport à la Shruti. L'unité de la Smriti tient à ce que son contenu est de l'ordre de ce dont on se souvient, de la mémoire ou de l'histoire.

Elle comporte des poésies, des épopées et des histoires légendaires auxquelles s'adossent nombre de cultes et de pratiques rituelles hindoues, mais aussi les Darshanas qui présentent la façon dont se sont formés des diverses écoles ou points de vue philosophiques sur les Védas [ ].

La description de l'hindouisme pose de nombreuses difficultés, non seulement parce qu'il s'agit de la reprise en modernité de traditions pluri-millénaires, mais aussi par ce que l'hindouisme implique le plus souvent l'idée qu'il n'y a pas un seul point de vue vrai sur les choses. L'idée est que différents aspects d'une même vérité peuvent être saisis correctement dans des points de vue qui paraissent cependant incompatibles lorsqu'ils sont confrontés les uns aux autres.

L'hindouisme permet ainsi de considérer qu'un non-hindou se rapporte à la même vérité qu'un hindou parce qu'il le fait depuis sa propre tradition religieuse ou philosophique, chacun devant s'en tenir à ce qu'il lui est possible de penser selon le milieu de sa naissance. En ce sens l'hindouisme serait profondément pluraliste, ce qui fait qu'il n'est pas possible de le décrire comme un système de pensée homogène. L'une des caractéristiques de l'hindouisme serait dès lors une tendance à intégrer et subordonner à son propre système des éléments divers, parfois étrangers, en les considérant comme sien.

Il est possible d'identifier trois formes principales de l'hindouisme actuel: L'hindouisme des Brahmanes relève des traditions écrites indiennes les plus anciennes qu'il tend à interpréter de façon orthodoxe mais sans homogénéité. L'hindouisme populaire est celui massivement vécu dans les temples et les manifestations religieuses publiques. Bien que ces manifestations religieuses puissent être dirigées par des brahmanes très au fait des traditions et des textes, et que ces rites se rapportent souvent aux textes du Purana , il s'agit d'un hindouisme qui répond surtout de croyances populaires véhiculées sans soucis d'orthodoxie, ni connaissance des textes sacrés ou des systèmes philosophiques par ailleurs considéré comme essentiels à l'hindouisme.

Enfin l'hindouisme des sectes ou des nouveaux mouvements religieux indiens se développe tant en Inde qu'à l'international. Ces trois formes d'hindouisme sont en étroites relations les unes avec les autres, et se développent dans et par leurs rapports mutuels.

Il en ressort une vision occidentalisée de l'hindouisme, appelée tantrisme , largement orientée sur les thématiques d'épanouissement personnel et sexuel. L'hindouisme américanisé ou occidentalisé donne lieu à des réactions en Inde où l'on souligne le caractère offensant, erroné ou caricatural de compréhensions américaines ou occidentales de l'hindouisme. Ces réactions incluent des protestations contre l'utilisation des Tantras pour légitimer des obscénités, la caricature de l'hindou adorateur de vaches sacrées, ou encore contre l'insistance jugée exagérée dans les descriptions occidentales de l'hindouisme sur le système des castes et sur l'oppression de la femme [ ].

Elle pousse à considérer comme des religions indiennes ou hindoues, non seulement celles de ceux qui se revendiquent hindous, mais aussi les religions qui se fondent sur les textes védiques: Par contraste, l'islam et le christianisme sont vus comme des religions étrangères. La notion de dharma est centrale de la conception hindoue ou indienne du monde, de la société et de l'homme.

On constate que l'ordre est espace puis quelques caractères spéciaux, les chiffres, les majuscules puis les minuscules, les accentués. La plage ne correspond pas à Ê ou ê parce que les caractères accentués viennent après les caractères non accentués dans l'ordre de tri. L'ordre des caractères est donc défini par Option Compare et aussi les paramètres régionaux du système sur lequel s'exécute le code. On peut modifier Option Compare soit dans les propriétés de l'application Menu 'Projet' puis 'Propriétés de ' puis onglet 'Compiler' ou dans un module en ajoutant en haut 'option Compare Text'.

Si le premier caractère est identique, la comparaison se fait sur le deuxième caractère Si je veux créer des chaînes du genre 'un nombre puis le mot string' et qu'elles soient classées dans un ordre logique pour l'humain. Pour résoudre le problème et obtenir un classement correct, il faut écrire des blocs numériques de même longueur et alignés à droite:.

Cette méthode effectue une comparaison ordinale respectant la casse majuscules et minuscules ne sont pas égales et non spécifique à la culture. Compare compare 2 chaines et retourne un Integer qui prend la valeur: On peut ajouter des options de comparaison: Les options font partie de l'énumération StringComparison et pas de CompareOptions comme plus haut.

Les variables 'String' sont stockées sous la forme de séquences de 16 bits 2 octets non signés dont les valeurs sont comprises entre 0 et 65 Chaque nombre représente un caractère Unicode.

Une chaîne peut contenir jusqu'à 2 milliards de caractères. L'unicode est donc un codage de caractères sur 16 bits qui contient tous les caractères d'usage courant dans les langues principales du monde. Les premiers codes Unicode correspondent aux lettres et aux symboles du clavier américain standard.

Les codes suivants représentent les caractères spéciaux, tels que les lettres de l'alphabet latin, les accents, les symboles monétaires et les fractions.

Les codes restants sont utilisés pour des symboles, y compris les caractères textuels mondiaux, les signes diacritiques, ainsi que les symboles mathématiques et techniques. Le petit carré indique un caractère non imprimable non affichable , certains caractères sont des caractères de contrôle comme le numéro 9 qui correspondant à tabulation, le numéro 13 qui correspond au retour à la ligne.. Les variables Char contiennent un caractère et un seul, un caractère est stocké sous la forme d'un nombre de 16 bits 2 octets non signé dont les valeurs sont comprises entre 0 et 65 Chaque nombre représente un seul caractère Unicode.

Pour les conversions entre le type Char et les types numériques il y a les fonctions AscW et ChrW qui peuvent être utilisées.. L'ajout du caractère 'c' à un littéral de chaîne force ce dernier à être un type Char.

A utiliser surtout si Option Strict qui force à être strict.. La variable maArray contient à présent un tableau composé de Char, chacun représentant un caractère de maString. Ici la String est considérée comme une collection de Char. C'est aussi une collection de String. On a vu que les chaînes de longueur fixe n'existent pas en VB.

On peut créer une chaîne d'une longueur déterminée comme paramètres pour appeler une API par exemple par:.

Il faut charger dans les références du projet Microsoft. Compatibility et Compatibility Data. Enfin ce type de chaîne fixe ne peut pas être utilisé dans les structures, mais il y a un autre moyen pour les structures. On verra cela plus loin. Les expressions régulières sont une manière de rechercher de remplacer, d'extraire une sous-chaîne ou un modèle d'une chaîne de caractères.

On a un modèle, on veut voir si une chaîne contient des parties répondant à ce modèle. Simplement pour voir ou pour séparer des sous-chaînes, remplacer.. Comment découper une chaîne ayant comme séparateur des chiffres? Comment remplacer tous les caractères 'wxyz' par des '-'? Les Regex servent à: Cela permet de vérifier la syntaxe d'une chaîne de caractères. La chaîne de caractères à examiner respecte t-elle un motif le Regex décrivant la syntaxe attendue?

Premier exemple très simple: Voir si une String ne contient que des chiffres. Il faut dans un premier temps instancier un Regex contenant le motif. Comme exemple nous allons utiliser un motif permettant de voir si la String contient uniquement des chiffres:. Notez que le motif est entre guillemets. Le motif [] signifie: Ensuite on va utiliser la propriété IsMatch du Regex rg pour voir si la String à vérifier "" ici comme exemple répond au motif.

Elle retourne True si la String répond au motif. Second exemple pas simple: Voir si une String contient une adresse mail valide.

Comme exemple nous allons utiliser un motif permettant de voir si une adresse mail est valide:. Ensuite on va utiliser la propriété IsMatch du Regex pour voir si la String à vérifier répond au motif. Elle retourne True si la String a bien la syntaxe d'une adresse mail. N'importe quel caractère Alternative: Validité de différent nom: Validité d'une adresse ip: Split permet de découper une chaîne de caractères et de la mettre dans un tableau en utilisant l'expression régulière comme séparateur.

Matches permet d'extraire les séquences de caractères correspondant à un motif. Retourne une MatchCollection qui a une propriété Count indiquant le nombre d'éléments retournés.

Cette MatchCollection en lecture seule est composée de 'Match' qui ont les propriétés 'Value' chaîne retournée 'Index' position: Matches permet d'extraire les séquences de lettres donc des mots. On peut utiliser une autre syntaxe pour Replace, Match, Matches avec une méthode statique sans instanciation du regex:. Les méthodes statiques ou non peuvent avoir un ou plusieurs arguments optionnels les séparer par 'Or': IgnorePatternWhitespace ignore l'espace la tabulation, nouvelle ligne RegexOptions.

On pourrait écrire des livres sur les expressions régulieres!!! Pour trouver des motifs, voir: Des centaines de chaînes de motif toutes faites. Les opérations sur les Strings peuvent être accélérées, il faut pour cela utiliser les StringBuilder.

Le Framework va créer 3 chaînes en mémoire avec toutes les pertes en mémoire et en temps que cela implique. On dit que le type String est immutable. Pour l'exemple précédent cela ralentit peu mais dans une boucle qui concatène 10 chaines!! Pour effectuer des opérations répétées sur les string, le framework dispose donc d'une classe spécialement conçue et optimisée pour ça: MinValue donne le plus grand et le plus petit nombre possible dans le type de la variable.

Pour qu'elle soit disponible il faut d'abord importer l'espace de nom 'Math' du FrameWork:. Si on n'a pas importé l'espace de nom, il faut ajouter Math. On peut donner en second paramètre le nombre de digit: Round Valeur, 2 donne 2 décimales après la virgule.

Retourne la partie entière enlève les chiffres après la virgule, arrondi à l'entier le plus proche en allant vers zéro. Retourne le plus grand entier égal ou inférieur arrondi à l'entier inférieur le plus proche en allant vers l'infini négatif. Retourne le plus petit entier égal ou supérieur. BigMul int1, int2 'BigMul donne le résultat de la multiplication de 2 entiers sous forme d'un long.

DivRem int1, int2, Reste DivRem donne le résultat intResult de la division de int1 par int2 et retourne le reste Reste , cela pour des entiers. Int et Fix qui suppriment toutes deux la partie fractionnelle et retournent l'entier. Si le nombre est négatif, Int retourne le premier entier négatif inférieur ou égal au nombre, alors que Fix retourne le premier entier négatif supérieur ou égal au nombre.

Par exemple, Int convertit -8,4 en -9 et Fix convertit -8,4 en On a vu que , codées sur un nombre de bits défini, les variables numériques ne peuvent pas avoir des valeurs très très grandes. MaxValue donne le plus grand nombre possible dans le type de la variable. MinValue le plus petit nombre Que se passe t-il , si on dépasse la valeur maximum? IsInfinity, IsNegativeInfinity, IsPositiveInfinity permettent de tester si le résultat d'un calcul dépasse les valeurs autorisées pour le Type virgule flottante.

Les opérations en virgule flottante retournent NaN pour signaler que le résultat de l'opération est non défini. Par exemple, le résultat de la division de 0,0 par 0,0 est NaN. Vu le système de codage en interne, on a vu qu'avec les variables en virgule flottante, comme les Single par exemple, certaines valeurs ou calculs sont représentés avec une certaine approximation, infime mais réelle.

Souvent le calcul est exact mais parfois rarement en pratique courante on peut avoir une infime manque de précision. Avec des Decimal on obtient bien 1, mais avec des Single on obtient 1,!!

Cela peut poser des problèmes si on compare le résultat du calcul avec 1. Un BigInteger est un Entier signé très grand sans limite supérieure ou inférieure. Il apparait dans vb Il faut charger dans les réferences passer par propriétés du projet pour charger System.

Numerics puis Importer cet espace. Vous pouvez également comparer deux valeurs. Comme les autres types intégraux, BigInteger prend en charge également les opérateurs de bit, de décalage vers la droite et de décalage vers la gauche And, Or et XOr Il existe aussi Add, Divide, Multiply, Negate et Subtract. Sign , retourne une valeur qui indique le signe d'une valeur BigInteger.

Abs retourne la valeur absolue d'une valeur BigInteger. DivRem retourne à la fois le quotient et reste d'une opération de division. GreatestCommonDivisor retourne le plus grand diviseur commun de deux valeurs BigInteger.

Les calculs avec les BigInteger sont lents 20 fois plus lent qu'avec les Single pour 10 additions par exemple. Comme ce sont des entiers, il ne devrait pas y avoir d'erreur d'arrondi.

Les nombres complexes sont une notion mathématique je les avais étudiés en terminal S il y a quelques années. Ils sont utilisés dans certains calculs en génie electrique. Un nombre complexe comprend une partie réelle et une partie imaginaire. Un nombre complexe z s'écrit sous la forme suivante: La partie réelle du nombre complexe est représentée par x, et la partie imaginaire du nombre complexe est représentée par y. Un nombre complexe peut être représenté comme un point dans un système de coordonnées à deux dimensions, appelé plan complexe.

La partie réelle est positionnée sur l'axe des abscisses axe horizontal , et la partie imaginaire est positionnée sur l'axe des ordonnées axe vertical. Tout point peut également être exprimé, en utilisant le système de coordonnées polaires. Un point est caractérisé par deux nombres: En vb x et y coordonnées cartésiennes sont des 'Double'. Les propriétés Real et Imaginary retournent la part réelle et imaginaire du nombre complexe. La magnitude d et la phase alpha exprimé en radian sont des 'Double'.

Pour convertir des degrés en radian multiplier par Math. Les propriétés Magnitude et Phase retournent d et alpha. Les opérations sur les nombres complexes obéissent à des régles mathématique particulières voir un cours de maths. Vb connait ces régles. Vous pouvez obtenir l'inverse Negate le Log et les valeurs trigonométriques Cos, Sin.. Attention, les valeurs étant des doubles il peut y avoir des problèmes d'arrondi: Pour formater une impression de nombre complexe, on peut utiliser ToString ou le ComplexFormatter:.

On a vu qu'on peut afficher les chaînes de caractères des 'String' , par ailleurs, on fait des calculs avec les variables numériques Integer, Single.. On a donc besoin sans arrêt de faire des calculs avec des variables numériques et de transformer le résultat en String pour l'afficher et vice versa. On ne peut afficher que des Strings chaîne de caractères dans un label ou un TextBox par exemple.

Aussi, il faut transformer cette valeur numérique en chaîne avant de l'afficher, on le fait avec la méthode ". La valeur de i est transformée en String puis affectée à la propriété Text du label, ce qui affiche '12'. Par exemple, l'utilisateur doit saisir un nombre, il saisit un nombre dans une boite de saisie InputBox , mais il tape des caractères au clavier et c'est cette chaîne de caractères qui est retournée, il faut la transformer en numérique Integer grâce à CInt.

On peut aussi utiliser, et c'est plus simple, CType pour convertir n'importe quel type en n'importe quel type:. Voila ces quelques instructions devraient suffire pour un usage courant!!

Mais il en existe d'autres. CType peut aussi servir à convertir de la même manière un single en double, un Short en Integer Par contre DirectCast nécessite que le type d'exécution d'une variable objet soit identique au type spécifié. DirectCast échoue car le type d'exécution de Q est Double. TryCast à partir de VB Framework 2. TryCast fonctionne comme DirectCast mais retourne Nothing si la conversion est impossible et ne plante pas!

CType fait toutes les conversions, mais on peut aussi utiliser des fonctions qui sont spécifiques au type de la variable de retour: Le nom de ces fonctions contient le nom du type de la variable de retour. Les fonctions CInt et CLng arrondissent les parties décimales égales à 0,5 au nombre pair le plus proche. Par exemple, 0,5 s'arrondit à 0 et 1,5 s'arrondit à 2. Str ne reconnaît que le point comme séparateur décimal.

Pour utiliser les autres séparateurs internationaux, il faut utiliser la fonction CStr. On a des méthodes pour pratiquement convertir tous les types en tous les types. On verra plus loin, la fonction Format utilisée pour convertir une valeur numérique en une chaîne de caractères généralement destinée à l'affichage en imposant un formatage: Ce n'est pas à proprement parlé une conversion mais plutôt une mise en forme. A noter que dans cette page, on a étudié la conversion Explicite: C'est l'option par défaut de VB pour le voir: Il existe aussi la conversion Implicite effectuée automatiquement sans syntaxe particulière et de manière transparente.

Attention, la conversion est dite restrictive si le type final ne peut pas convertir toutes les valeurs possibles du type de départ:. Si je convertis un Single en Integer, la partie décimale peut être tronquée, c'est une conversion restrictive.

J'ai un grand nombre dans un integer, comme je le multiplie par 10 et que cela risque de dépasser le MaxValue dans Integer, je met le résultat dans un Long.

Pourtant il y a une erreur à l'exécution!! On rappelle aussi que le séparateur d'un littéral est le point un littéral sert à donner une valeur à une variable:. Les fonctions Val conversion d'une String en numérique et Str conversion d'un numérique en String , de Visual Basic, ne reconnaissent que le point.

Ils reconnaissent la culture. Lors de l'utilisation d'autres séparateurs décimaux applications internationales, par exemple , convertissez la chaîne en nombre à l'aide de la fonction CDbl ou CType CSng ou Parse.

Obtient le séparateur décimal en fonction des paramètres locaux de la machine par du code. On utilise la fonction IsNumeric pour déterminer si le contenu d'une variable peut être évalué comme un nombre. Vous avez aimé ce tutoriel? Alors partagez-le en cliquant sur les boutons suivants: Les sources présentées sur cette page sont libres de droits et vous pouvez les utiliser à votre convenance.

Aucune reproduction, même partielle, ne peut être faite de ce site et de l'ensemble de son contenu: Nom des variables V-D Les différents types de variables V-D Place occupée en mémoire V-D Type primitif, littéral V-D Choix des noms de variables V-E. Variables 'String' et 'Char' V-E Les instructions 'Visual Basic' V-Ec. Comparaison de caractères Option Compare V-Ee.

Comparaison avec Equals et String. Et les Chaînes de longueur fixe V-E Principe du regex V-Eb. Caractères pour modèle regex V-Ec.

Divers utilisations de Regex V-E Les instructions du langage VisualBasic V-F Dépassement de capacité, 'Non Nombre' V-F Problème de précision V-F Conversion, séparateur décimal V-G Conversion numérique vers String V-G Conversion String vers numérique V-G Tous les modes de conversion V-G Pour résumer et faire très simple, retenir V-G Conversion Explicite et Implicite V-G Conversion restrictive, erreur V-G Erreur de dépassement de capacité dans les calculs V-G On ne peut pas déclarer une variable VB et une variable vb.

On peut mettre des chiffres et des lettres dans les noms de variable mais pas de chiffres en premier caractère. Certains caractères de ponctuation '.. L'espace n'est pas permis. Bien sur, les mots clé de VB ne peuvent pas être utilisés: On ne peut pas nommer une variable Form ou BackColor Il est conseillé de donner des noms explicites qui rappellent ce que contient la variable: Cette notation est moins utilisée et non recommandée.

Voir en annexe, en bas de page des recommandations supplémentaires. Avant d'utiliser une variable, il faut la déclarer, la créer, pour cela on utilise l'instruction Dim: Exemple simpliste d'utilisation de variables: Boolean Contient une valeur Booléenne logique: Char 1 caractère alphanumérique String Chaîne de caractère de longueur variable jusqu'a 2 milliards de caractères DateTime Date plus heure Object Peut contenir tous les types de variables mais aussi des contrôles, des fenêtres..

Structure Ensemble de différentes variables définies par l'utilisateur. Depuis la version il y a aussi les Unsigned non signé: UInteger Entier codé sur 32 bits pouvant prendre les valeurs 0 à 4 ULong Entier codé sur 64 bits: Codé sur 1 octet, valeur de à Complex Nombre complexe en VB Byte Contient les nombres entiers de 0 à sans signe. Short Entier sur 16 bits à Integer Entier sur 32 bits à Long Entier sur 64 bits à BigInteger Entier signé très grand sans limite supérieure ou inférieure VB

On peut afficher le contenu de la chaîne dans un label zone présente dans une fenêtre et ou on peut afficher du texte par exemple:. Aligne les caractères de cette chaîne à gauche et remplit à droite en ajoutant un caractère Unicode spécifié pour une longueur totale spécifiée.

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